Commémoration du 11 novembre: A nos morts allemands et français

img_4128Le 11 novembre, 57-Le Parti des Mosellans a rendu hommage aux soldats mosellans et alsaciens tombés pendant la première guerre mondiale.

Comme d’habitude, les cérémonies officielles ont occulté le fait que nos soldats sont majoritairement morts sous l’uniforme allemand et ne sont pas « morts pour la France ».

Discours prononcé au monuments aux morts à Metz

En 1871, la France cédait à l’Allemagne « à perpétuité, en toute souveraineté et propriété » les territoires qui forment l’actuelle Moselle ainsi que l’Alsace.

40 ans plus tard commençait l’une des guerres les plus meurtrières de l’histoire européenne. Une véritable boucherie. Entre 1914 et 1918, environ 50 000 soldats alsaciens-mosellans sont morts sous l’uniforme allemand. D’autres, beaucoup moins nombreux, sous l’uniforme français.

Aujourd’hui encore, presque 100 ans après la fin de la grande guerre, la réalité de ces soldats est en partie niée: certains monuments aux morts continuent de les présenter comme « morts pour la France » alors même qu’ils sont morts sous les balles et les obus français. Ces soldats dérangent, tout comme notre particularisme alsacien-mosellans continue de déranger.

Dans une confusion qui tient autant de la méconnaissance que de la malveillance, certains assimilent aux Malgré-Nous de 40-45, les Alsaciens-Mosellans combattant sous l’uniforme allemand durant la 1ère guerre mondiale. Non, ces soldats n’étaient pas des enrôlés de force par une puissance étrangère en violation du droit international: ces soldats, citoyens de l’Empire allemand, ont rempli un devoir civique comme les hommes de n’importe quel autre pays alors en guerre ! Beaucoup sans enthousiasme parce que la perspective de mourir ou d’être mutilé n’a rien d’enthousiasmant, mais beaucoup aussi avec la conscience de servir leur pays : l’Allemagne. Ceux qui avaient 20 ans au début de la guerre étaient nés Allemands et n’avaient rien connu d’autre. C’est une réalité historique et humaine qui dérange car l’histoire officielle continue largement de voir les faits historiques par le prisme du nationalisme français.

Pourtant, un pays qui ne regarde pas son histoire en face et en faisant preuve d’objectivité ne sera jamais un pays apaisé.

Nous sommes réunis aujourd’hui pour rendre hommage à tous les soldats victimes de la guerre de 1914-1918, quel qu’ait été l’uniforme qu’ils portaient. Ils sont morts pour rien, sacrifiés au nationalisme, à l’esprit revanchiste et pour satisfaire les intérêts financiers des marchands d’armes. Nous avons bien entendu une pensée particulière pour ces 50 000 Feldgrau alsaciens-mosellans qui continuent de ne pas avoir de place en tant que tels dans les commémorations officielles du 11 novembre.

Vive la paix, vive l’autonomie de notre région, vive l’Alsace-Moselle ! Es lebe der Friede, es lebe die Autonomie unserer Heimat, es lebe Elsass-Lothringen !

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